vendredi 22 juillet 2011

Sans pardon point de salut



Tant de souffrance en ce monde


Tant de faute non pardonné

Tant de rancune de colère

Tant de désir de vengeance

Tant de quête d’amour inconscient

Tant de douleur vive

Tant d’amour mal-affamé







Autant de besoin de reconnaissance

Autant d’armure

Autant d’auto protection

Autant de tranchées

Autant de masques

Autant de déni de l’autre







Au temps de la peur

Des combats sont menés

Pour cacher des vérités honteuse

Mal d’amour mal de Soi



L’Âme se meurt d’Amour de Soi

Creuser pour fuir les jugements

Enterrer pour fuir les haines

Tel la taupe couper de la Lumière


Cacher pour taire la peur

De la colère s’enfuir

Du jugement s’enfouir



Témoin attristé épris d’apaisement

Sous son parapluie seul s’en retourne

Témoin de l’œuvre de l’ombre


Assoiffée de bonté humaine

Écrasé de la lourdeur

De l’expérience humaine


Le chela s’en retourne bredouille

Admiré la bonté l’innocence des êtres de la nature

Et pleurer dans son antre son désespoir


Des espoirs de voir ses êtres aimés

Vivre de bonté de compassion

Pour le boulet de l’autre

Plus lourd que le sien



Jacynthe



(20-06-2011)

 




mardi 27 janvier 2009

Voici un beau poème que nous voulons partager avec vous…

Écoute ce que je ne dis pas
Ne te laisse pas tromper par moi. Ne te laisse pas tromper par le visage que je porte, car je porte un masque, mille masques, masques que j'ai peur d’enlever, et je ne suis aucun d'entre eux. Faire semblant est un art qui est une seconde nature pour moi, mais ne sois pas dupe, pour l'amour de Dieu, ne sois pas dupe. Je te donne l'impression que je suis sûr, que tout est bien et sans problème avec moi, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, que je suis la confiance même et que je plane au-dessus de tout, que l'eau est calme et que je suis bien aux commandes et que j'ai besoin de personne, mais ne me crois pas. À la surface, je suis lisse et sans faille, mais ce n’est que mon masque, toujours différent et toujours caché. En dessous, il n’y a aucune complaisance. En dessous résident la confusion, la peur et la solitude. Mais je les cache. Je ne veux pas que quiconque le sache. Je panique à l'idée que ma faiblesse soit exposée. C'est pourquoi, je crée avec frénésie un masque pour me cacher derrière, une façade nonchalante et sophistiquée, pour m'aider à faire semblant, pour me protéger des regards qui savent…Mais ce regard est précisément mon salut, mon seul espoir, et je le sais. S’il est suivi par l'acceptation, et s’il est suivi par l'amour. C'est la seule chose qui puisse me libérer de moi-même, des murs de la prison que j’ai érigés moi-même, des barrières que j’ai dressées avec tant d’efforts. C'est la seule chose qui puisse m’assurer de ce que je ne peux m’assurer par moi-même, que j’ai vraiment une valeur. Mais je ne te le dis pas. Je n’ose pas, j'ai peur de le faire. J'ai peur que ton regard ne soit pas suivi d'acceptation, ne soit pas suivi d'amour. J'ai peur que tu penses moins de moi, que tu ries et tes rires me tueraient. J'ai peur, qu’au fond, je ne sois rien, que tu le voies et me rejettes. Donc, je joue mon jeu, un jeu désespéré à faire semblant, portant sans assurance une façade et un enfant tremblotant à l’intérieur. C'est ainsi que débute la belle, mais irréelle parade des masques, et ma vie devient une façade. Je bavarde avec toi de manière suave de sujets éphémères. Je te dis tout de rien, et rien de ce qui est tout, de ce qui pleure à l’intérieur de moi. Alors, quand je passe à travers mon scénario Ne te laisse pas berner par cette sérénade. S'il te plaît, essaye d'écouter attentivement et écoute ce que je ne te dis pas, ce que j'aimerais être capable de te dire, ce que j'ai besoin de te dire pour survivre, mais ce que je ne peux dire. Je n'aime pas me cacher. Je n'aime pas jouer les jeux superficiels. Je veux arrêter de jouer. Je veux être authentique, spontané et moi-même,mais tu dois m'aider. Tu dois me tendre la main même si c'est la dernière chose que je semble vouloir. Tu es la seule personne qui puisse effacer de mes yeux le regard vide d’un mort vivant. Tu es la seule personne qui puisse m’inviter à la vie. Chaque fois que tu es aimable, douce et encourageante, chaque fois que tu essaies de comprendre parce que tu portes attention, mon cœur commence à avoir des ailes qui poussent -- de très petites ailes, de très faibles ailes, mais des ailes! Avec ton pouvoir de toucher et de me faire sentir, tu peux m’insuffler la vie. Je veux que tu le saches. Je veux que tu saches combien tu es une personne importante pour moi, comment tu peux être un créateur - un Dieu créateur de la personne que je suis.Si tu le choisis. Toi seul peux briser le mur derrière lequel je tremble, Toi seul peux enlever mon masque, Toi seul peux me libérer de mon monde ombragé par la panique, de ma prison solitaire, si tu le choisis. S'il te plaît, choisis-le. Ne passe pas à côté de moi. Ça serait facile pour toi. Plusieurs années à croire que je ne vaux rien ont érigé des murs très solides. Plus tu approches de moi plus je peux combattre aveuglément. C’est irrationnel, mais en dépit de ce que les livres disent sur l'homme, je suis souvent irrationnel. Je lutte précisément contre la chose dont j’ai besoin. Mais on dit que l'amour est plus fort que les murs et c’est là que réside mon espoir. S'il te plaît, essaye d'enfoncer les murs avec une main ferme, mais douce, car un enfant, c’est très sensible. Qui suis-je, tu te demandes peut-être? Je suis quelqu'un que tu connais très bien. Car je suis chaque homme que tu rencontres et je suis chaque femme que tu rencontres.
Charles C. Finn Septembre 1966

dimanche 7 décembre 2008

Les voilà tous

Ceci, du temps de tant de ressentiments...




Qui serais-je devenue




Je dédie ce recueil à ma fille Caroline, l’amour de ma
vie, qui alors âgée de sept ans, fut l’inspiration de mon premier poème et
‘Je te demande pardon d’être ce que je suis’


Recueil de Poèmes



Karat Létapar



Chapitre I

Tu me tiens



Un jour ta vie


J’y bâtirai une écurie
Je t’enivrerai des parfums de la prairie
Admirez vaguer le vent
sur les champs de blé

À cheval t’assoirai
Si loin d’eux je te veux
Si longtemps que je peux
Car sereine te veux

Il te sera dit ceci
Ma fille fait fit
de celui qui te dit
Plus vite que le temps
Tu es belle, je t’aime

Car l’homme qui te ment
pour te porter à son lit
Un modèle parmi tous
De chair affamée
Aux mœurs engourdis

Que douleurs t’apportera
Ma jolie, ma chérie



Réfractaire à l'amour



Amour, douleur, souffrance, folie, mort
Synonymes insensés

Terrifiantes, repoussantes
Mortelles expériences

De souffrances marquées
Profondes cicatrices

Traître trahison
Espoir abandonné

Ma solitude compagne
Jusqu'à trop plein
Je m'impose



Adolescence


Insouciante jeunesse
Inconsciente beauté
Naïveté innée
Adulte en délivrance

Que tumulte grandit
Personnalité errante
Idéation confuse
Hormones affolées

Perplexe tu nous rends
La vie tu entames
Tentations maladives
Désordre tu vis

Espérance enfantine
Rendre adulte tes choix
Facilité attrayante
Perdu te dirige

Vers une vie arrogante
Courage te faudra
Car bon choix tu devras
pour vie en devenir

Que de peur tu créeras
Aux parents espérant
Naître adultes réfléchis
Adolescence passée



Psychose



Amitié hantée
Illusoire notoriété
Présence articulée
Errants monologues

Vision dérangée
Compagnie vaporeuse
Suggestions destructrices
Copilote au volant

Directives homicidaires
Vers la mort dirigé
Testament rédigé
Amitié angélique

Démoniaque compagnie
Auditive musique
Rempart tentation
Vers le vide dirigé

Dangereuse compagnie
Solitude comblée
Esprit exacerbé
Errant au loin

Laissant perdition
Énergie vacillante
Esprit volage




Ma folie



La peur révélée
Maîtrise tentation
Contrôle envolé
Nature paniquée

Au secours écrié
Image entachée
Sur les genoux tombés
Secousse de l'âme

Rescousse recherchée
Prière demandée
Fuyant corps souffrant
Délaissant confusion

Pour sauvegarde réfléchie
De ce corps envahi
De stress maudit



Apitoiement ravageur



Toute estime bannie
Moment de faiblesse
Défaillance attristante
Ressentiment nourri

Surfaçante colère
Justice attendue
Impuissante décadence
Potence désirante

Rechute dévorante
Accueil embrassante
Semence de tendresse
Larmes dans la nuit

Au repos défaillance
Énergie décentrée
A l'aide tu clames
Partager tu devras

Fouiller dans l'inconscient
Pour tréfonds éviter
Remonté fantastique
Délivrance angélique

Envahissante bonté
Pénétrante lumière
Sereine Chaleur
En ton cœur vivifié


Naissance


En ce monde poussé
Passage troublant
Hostile bienvenue

Souffrante naissance
Manque d'amour imprégné
Repoussé en mon fort

De sentiments envahis
Que noirceur vibration
Peur maudite

Stupéfiante condamnation
Noyau brisé
Déraciné appartenance

Tu te perds, te condamne
À l'amour recherché
Que survivante devenue

Embryon maudit,
Poupon délaissé
Enfance malmenée


Abandonné que tu fus
Amour propre dissipé
Âme perdue

En héritage ont laissé
Suite maudite
Vie reconduite

Infernale compagnie
Emprisonné en ce vide
À l'amour espéré

Vie durant cherchera
Toute merveille oubliera
Par souffrance aveuglée



Labeur



Qui me défie
Qui me marque
Qui me bouscule

Qui fait frémir mes tripes
Qui accentue ma valeur
Qui m'accule au mur

Qui m'oblige à me dépasser
Qui m'affaibli, me terrasse
Qui me donne envie d'abandonner

Qui m'abrite, me nourri, m'habille
Qui te rend indispensable
Qui m'oblige à me relever

Qui me fait grandir
Qui en sort gagnant car mes limites repoussent
Qui déleste à nouveau son fardeau sur mes épaules

Qui m'oblige à relever ce défi qu'est mon affirmation déficiente
Qui porte la lumière divine à ma porte
Qui force ma gratitude envers EVE




Solitude



Toi qui me fis de l’œil
Toi que j'ai tenté de décourager
Toi qui occupe mes esprits dans ma solitude
Toi qui m'effleura en venant me visiter
Toi qui maintenant se montre distant

Toi par qui ma solitude est habitée
Toi tu ne prends plus de nouvelles
Toi qui m'offrait un massage corporel
Toi qui s'en désintéresse

Toi qui a insufflé en moi une amitié
Toi te fait rare
Toi tu as laissé ma solitude plus lourde encore
Toi tu fait grandir plus encore ma peur de l'amour



Les reclus



Toi la main mise
Toi le jugement premier
Au nom de la paix civile, de l’humanisme et des finances
Tu dénis, retirent et bannis sous le couvert de ta démocratie
Le droit de protection d’une classe de tes citoyens, celle
« Mentaly Hill »
Par ce qu’habités, accompagnés et hantés certains se battent contre ces derniers à haute voix
Tu choisis d’incarcérer, d’isoler tes sujets surexcités
Victimes d’incompréhension, d’indifférence, d’aveuglement volontaire
Incapable de clamer leurs droits ils ne peuvent compter que sur l’inaction et le désintéressement des médecins de l’âme
Encouragés par une science ignare en ce domaine

Ils hériteront de dix-sept ans pour un vol de sac à mains
Te saisissans de toute puissance puisqu’élu par «les autres» tout de même dénigrés
Ceux-là même qui prient Dieu, parti pris de cette décision de société, ceux par qui le chemin
s’ouvrira sur l’aboutissement de tes rêves les plus fous sont complices

Ta soif de pouvoir assouvie, cachée derrière le masque de la charte des droits et libertés à
laquelle tu imposes un couvre-feu afin de camoufler ces taches à ton tableau

Tu les isoles, ce qui les achèvera à feu lent inexorablement
Mais bon, puisque la descente aux enfers n’est pas une clause couverte par le protecteur du citoyen
Contorsionnant, handicapant au besoin cette charte inadaptée

Avec la bénédiction de ton Ombudsman bâillonné, car dans ta grande bonté
c’est le moyen que tu as privilégié pour créer une image saine de ta ville, ton état, ton pays
Devenu l’image de la puissance mondiale, dénué de sens moral, nourri d’hypocrisie
sourires aux lèvres tu t’écriras
« God bless America »
Avec trame de fond Saddam et Hitler qui ont fait de même à la face du monde




Sexualité



Enivrante tu m'enchante
Troublante déchirante
Méfiance si grande

Harcelants souvenirs
M'asseye et m'apeure
De glace devenue

Que de gestes maudits
Chassant volupté
Trahisons imprégnées

Juste condamnation
Vie gâchée
Par tourments souvenirs

Désirs insidieux
Par la peur refoulée
Tendresse manquante

Trop grande peur
Mortelles tentatives
Complicité oubliée

Existence ignorée
Charnelles envies
Réfutés désirs

Amoureux reconduit
De frustration envahit
En mon fort réfugié



Amour



Embarrassant attirant
Tendre baiser
Embraisante pulsion
Éphémère dépendance

Souffrance je te fuis
Douleurs vives écorchantes
Amour propre déficient
Commune vie ratée

Harcelante et battante
Inopinées tentatives
Vie durant rechuter
Solitude facilité

Amour idéalisé
Sourire envoûtant
Tentations repoussées
Mental rescapé




Mort



Occasionnelle conjointe
Ombrageuse présence
D'époux, de parents
Que de deuils en une vie

Sentiments à nu
Inoubliable perte
À jamais gravé
Par souvenirs vivants

Rêveuses compagnies
Réclamant ta présence
Nocturne fréquentation
Apaisée tu me laisse

Concrète présence
De souffrance délestée
De force tu m'insuffle
Par l'espoir nourri
De prochaines visites

Autre deuil négocié
Déchirant choix à faire
Salvatrice défense
Instinct de survie



Divin en Diable



Diable que tu me malmène
me terrasse
me défi
m'enfarge
afin de m'aider à grandir

Car la toute petite qui m'habite
se refuse à devenir adulte
devenir semblable aux autres
se rebutant à jouer le jeu

Les adultes ne sont-ils pas hypocrites
cacher derrière une belle présentation
un charisme certain
manipulant, mentant, trahissant dans un but orgueilleux

Ma divinité écrasée sous ce poids se perd
la lumière peine à réfléchir, tu la repousse

Tapie dans tout mon être
attendant un signal de ma part, un clin d’œil, une prière

Une complice qui souvent ne viendra qu'en fin de vie
mais qui aura en prix pour sa patience
Mon Âme





Éternelle Romance



Mensongère tu deviens
A martyr m'accule
Abattu, martelé
Précipice en vue

Rejeté, bafoué
Impuissance maudite
A la fuite me pousse
A refuge confiné

Par la peine envahie
Solitude imposée
De peur nourrie
Qu'émotions devenue

Trop nombreuses années
Vibrante tristesse
D'évasion camouflée
Dépendance maudite

A ma frontière m'accule
D'illusoire plus jamais
Dos devant me retourné
À cheval m'envoler



Détresse


Présente, toxique
Tu grandis, m'envahie
Par mes aïeux nourris
Flagrante injustice

Tu me perds, tu me tue
A recueillement m'oblige
Apaisante méditation
Repos éternel attendu

Joies de vivre inconnu
Au stress intolérance
Multi-traumatismes
En mon corps cristallisé

Incontrôlable peur
Ressurgissantes angoisses
Désarmée tu me laisse
Désir de vie abandonné

Petit mot, petit geste
Inoffensive apparence
Comme un corps à la mer
Surface tu refais

Inconscients souvenirs
Intolérable souffrance
Jamais ne me quitte
Idées noires m'amènent

Autres guerres à refaire
D'espoir renaître
De rechute plus jamais
Illusoires idées



Gâchis



Que de temps perdu
Que de vies gâchées
Que de culpabilité hérité
Que de ressentiment vivant

Que de remords inexistants
Que d'excuses oubliées
Que de tord à réparer
Qu'une seule vie insuffisante




Vol


Vol d'innocence
Espoir envolé
D'amour propre privé
Vol d'intégrité

D'affirmative nécessité
D'authenticité impossible
Profonde blessure
D'enfance tueuse

Désespérance tu me guette
Attentive je me dois
Négatives pensées
Ré-éducation obligée



Abandon

Que de mal m'habiter
Solitude compagne
Souffrant désarroi
Vide présence

Tueuse tapie
À jamais m'a détruit
Par amour déficient
Abandon répété

Vie volée
Errante recherche
Vil sentiment
Absente justice

Aux cieux peut-être
Karma échangé
Indignes parents
Sur la terre retournés

À mère je souhaite
Meilleure maman
Le géniteur je guette
Son départ vers notre père

Par grand-père accueilli
La tête baissera
De honte habité
D'inutiles excuses

Démesuré orgueil
Par couche tombera
Douleur connaîtra
Humiliation reconnaîtra

Dans ces poches semences
Violente domination
En son jardin germeront
Inversement dominé deviendra


Trauma

O toi tu m'as
Peur tu me noie
Que souffrance m'apporte
Rarissime foi

Solitaire me rend
Torpeur me confine
Utopique vie
Vérité camouflée

Whisky mon ami
Phobie sociale a nourri
Yeux voilés insensibles
Zeus m'abandonner




Ô toi ma mère

Toi ma mère tu te meurt
Moi meurtri par toi
Je ne me résigne pas
Je t’ai toujours espéré
Tu m’a toujours fait défaux

Je sais que tu m’a aimé
Mal aimé
Mal partie
Mal élevé
Mal jeté


Mal de n’en avoir pas de mère
Mal de vivre
Mal de rester
Mal a l’ame
Mal d’amour

Mientenant toi tu pars
Tu me laisse vide de toi
Vide en moi
Te voir me fait peur
Peur de me pas en revenir

Trouver la force en moi
Force de trouver le courage
Pour te donner la paix que tu m’a refuser
Te donner bonne conscience
Que tu parte tranquille

Me marquer de te refuser cela
Me marquer d’aller la-bas
Ou de ne pas y aller
Te donner ma bénédiction
J’ai peur de toi encore

Même peur lorque tu ne sera plus
Meme mourrante tu me blesse
Tu veux de moi ce que tu m’a refuser
Ton amour, de la compassion, de la pitié
Que blessure tu me laisse

Toi qui a meurtri nos corps
Tu demande ma présence
Mes rêves tu as hanté
Mes jours tu as gâchés
Amour tu réclames

Fantomes noirs t‘accompagne
Flotter au desus de toi je les ais vu
Que diable te veullent t’ils
Quel compagnine te guette donc
Ou iras tu te rempentir

Mon cœur se brise
De mal ne te souhaite
De la folie me préserve
Ta compagnie ne tolère
Te voir partir n’envisage

Ô mère manquante
Fille manquée suis devenue
Descendance marquée
Que de vies gâchées
Quel avenir envisagée

Tu nous quitte comme tu nous a manqué
Dans la souffrance
Ravivée par ton départ définitif
Brûlé au fer que de marques
Une dernière qui ne perdureras je l’espère



Chapitre II

Plaisirs





Pinceaux



Pinceaux secourables
D'artistiques talents
Illuminées impressions
Spirituelles connections

Au-delà murmuré
Angéliques suggestions
D'une image imposée
Méditation créatrice

Surréalisme devenir
Sensuel plaisir
Profondeur surfacée
Par l'artiste est œuvré

De passion apposée
Sur la toile complice
Libérant sentiments
D'humanistes rompus

Créatrice énergie
Soudaine inspiration
Vibrante exposition


Spiritualité

Éveille moi
Grouille en moi
Tapage en moi
Anime moi

Fort à t'écrier
Forcé d'entendre
Vie je donnerai
Sérénité imprégnée

Place je céderai
Pour voir enfin
Lumière veiller
Sur mon chemin assombri

Emprisonné Esprit
Rationnel cellule
Cartésien de garde
Vie Insensée

Lumière innée
Noirceur percera
Fouillis tassera
Émergente chaleur

Paix installera
Rédemption dispersera
Amour de semence
Accueillante miséricorde

Infini douceur
Indescriptible accueil
Dans l'amour je nage
Tant aimé par mon père

Animal



Joyeux, authentique
Bonheur tu m'apportes
Compagnie salutaire
Sourires tu me tires

A bonté m'oblige
De gaieté imprégnée
Amitié partagée
Que de joies m'envahis

Silencieux thérapeute
D'attention tu attires
Par toi concentré
De ravissement comblé

Dépendance je te dois
Soins constants obligés
Moment de détente
Du silence tu m'abrites

Comme dépendante enfance
Insouciance commune
De peur bien vivante
A douceur contraint

Amitié dédiée
Pour avec moi grandir
Dans courte vie
De répété chagrin


Souhait

Inavoués
Peut-être secrets
Vivifiant d'espoir
Indispensable volonté
Merci d'exister
Nulle espérance sans toi

Réalisations absentes
Que morne vie
Lâcheté installée
Destruction attire
Oisiveté malveillante

Préoccupations croissantes
Menant au suicide toutes tentatives
Par inadvertance
Rendant véridique le non sens
Que je donne à ma vie

L'inexistence de plaisirs à savourer
Gratitude nourrissante enfouie
Sous mon talon d'Achille
Souhait refait donc surface

Sur la table



Envoûtante compagnie
Sensation volupté
Drogue douce
Excitante moisson
Vivifiante boisson
Dépendance permise
Partagent souvenirs
Sur la table accompagnée
De fumée dérangeante
De compagnie complice
D'amateur de café


Née en 1955 dans la province de Québec au Canada, élevée par ces parents de classe moyenne, majoritairement dans Hochelaga Maisonneuve, un des quartiers les plus durs et démunis de Montréal.
Jeune adulte, elle vécu une vie plutôt recluse avec un homme des bois, ce qui fit surgir en elle un pressent sentiment de créé.
Plus tard elle choisira Lanaudière pour vivre sa passion pour les chevaux.
L’auteur, une femme de 52 ans, attirée par l’écriture, l’art, les lettres entre autres, depuis le début de sa vie adulte, nous présente son premier recueil de poésie inspiré d’un roman à paraître.




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